Le rapport met en lumière une initiative de la République démocratique du Congo où Population Services International (PSI) soutient une ligne téléphonique gratuite pour compléter ses programmes de planning familial.
Le Cap, mercredi 8 juin 2011 - Les experts réunis pour le premier sommet africain sur la santé mobile ont salué mardi l'utilisation de la technologie téléphonique comme une nouvelle frontière dans l'amélioration des soins aux patients dans les pays pauvres. Mais un ministre du gouvernement sud-africain, qui accueille le sommet, a appelé à la prudence sur les questions de réglementation, de confidentialité et de coût pour les patients.
Le débat a eu lieu alors que l'Organisation mondiale de la santé a publié un rapport important (pdf) sur l'utilisation mondiale de la technologie de la téléphonie mobile dans le domaine des soins de santé. Ce rapport révèle que 83% des 122 pays étudiés utilisent la technologie de la téléphonie mobile pour des services tels que les appels d'urgence gratuits, l'envoi de messages textuels contenant des rappels de prise de pilules et des informations sur la santé, ainsi que la transmission d'analyses et de résultats de laboratoire.
La santé mobile est déjà suffisamment bien établie pour que l'OMS ait créé, il y a cinq ans, une unité spéciale, l'Observatoire mondial de la santé en ligne, composée de quatre personnes à Genève.
Son directeur, Misha Kay, estime que jusqu'à 40 pays africains utilisent des services de santé mobiles. Il a précisé que les grands pays disposant de plusieurs opérateurs téléphoniques, comme l'Éthiopie, le Nigeria, l'Afrique du Sud et le Kenya, ouvrent la voie. “L'élan est énorme. Ce qui se passe est important. Des millions de personnes en Afrique n'ont toujours pas accès aux soins de santé. Grâce à la technologie mobile, ils peuvent au moins en bénéficier”, a-t-il déclaré.
Le rapport indique qu'il y a aujourd'hui plus de 5 milliards d'abonnements à la téléphonie mobile et que 85% de la population mondiale est couverte par un signal sans fil. En Afrique, la pénétration de la téléphonie mobile dépasse le développement des infrastructures, notamment les routes pavées, l'accès à l'électricité et à l'internet.
Le rapport fait l'éloge d'une initiative en République démocratique du Congo où Population Services International (PSI) soutient une ligne téléphonique gratuite pour compléter ses campagnes de planning familial. Au Ghana, le financement d'une université américaine permet d'offrir des services vocaux et textuels gratuits de mobile à mobile entre les 2 000 médecins généralistes qui desservent les 24 millions d'habitants du pays.
Lire l'article complet sur The Guardian (en anglais) ici.